Loading...

Histoires & Récits

Je marchais dans le hall désert. C'est alors qu'un bruit me fit sursauter ; je m'approchai un peu et je vis une ombre. Il y avait du sang sur le sol. L'ombre semblait avoir une forme plutôt humaine. Je m'approchai encore jusqu'à voir la créature plus nettement. Il s'agissait d'une femme. Elle avait les cheveux longs, dégoulinants de sang, aussi rouge que des braises. Elle avait des yeux  noirs couleur jais et des oreilles pointues comme celles d'un elfe mais elles étaient déchirées comme les vêtements d'un naufragé. Ses doigts ensanglantés étaient si crochus que me toucher la joue me l'aurait ouverte. Au bout de ses doigts, dansait une fine fumée grise angoissante. Elle partait de ses doigts puis gagnait progressivement ses mains, ses bras, ses épaules, son cou... Bientôt, son corps pâle fut entouré de cette fumée couleur de la suie. Seuls ses yeux restaient visibles. Une larme rouge vive coula sur sa joue et la créature disparu dans un tourbillon de fumée.
cassandre44 Février 17 '15 · Noter: 4
Gâteau, sucrerie et caramel

Ô nougatine et pot de miel

Un mot qui y fait penser, rêver

Rien au monde ne peut l'égaler

Magic, rappelant de bons moments

Aimé de tous les petits enfants

Néfaste pour aucun d'entre nous

Devinez ce petit mot si doux

Incroyable, et pourtant réel

Sucrerie, gâteau et caramel

Envoute rien que d'y penser


Vous l'avez sans doute deviné?                       

               LA GOURMANDISE,Epsilon.

Epsilon Janvier 24 '15 · Noter: 4 · Commentaires: 2
La sensation de la terre humide sous mes pieds nus, le vent qui souffle dans mes cheveux, les égratignures dont mes mains sont victimes. La corde de l'arc près de ma joue et la douceur des flèches près de mon visage. Je me tiens droite derrière un arbre prête à tirer sur ma cible ; un petit chevreuil. Je ralentis mon rythme cardiaque. J'inspire une grande bouffé d'air, je coupe ma respiration et vise. J'expire lentement en laissant la flèche s'échapper de mes doigts couverts d’éraflures. En plein dans l’œil gauche! Je m'approche furtivement jusqu'à ma cible, atteinte. J'enlève ma flèche ensanglantée et sort mon poignard. Je prends un sac fait de peau de bête et, après avoir achevé l'animal, je le découpe et le fourre dans le sac que je repose sur mon épaule gauche. Sur le sac il y a une pochette pour mes flèches. Je les range et pars cueillir quelques fruits. Lorsque je retourne au camp, je suis seule. Comme toujours. Mais cette fois, je regarde dans un buisson. La petite fille que j'ai recueilli hier y était bien cachée. Je souris et l'aide à sortir. Je trempe mes mains, moites, dans le lac à quelques pas de nous et commence à préparer le dîner

La petite dort à présent, profondément. Elle est si belle, si fragile qu'un courant d'air pourrait la briser. Je n'ai pas mangé aujourd'hui. J'approche mon visage du sien et plante mes crocs dans le cou de la petite mortelle qui, dans un sommeil infini, ne retrouvera pas le jour.
   

cassandre44 Janvier 15 '15 · Noter: 4 · Commentaires: 3 · #hastags: désolé si il y a des fautes

                                                                                                                                                                                                                                                                             Bézonvaux, le 24 février 1916



Chers parents,


L'horreur des jours que je passe ici me détruit moi et tous mes camarades mais je suis encore vivant et je tente de survivre. La boue, le froid de l'hiver, la peur, l'angoisse, la mort tout autour de moi sont des choses insupportables auxquelles je ne peux résister.


Ce matin, vers 5h30, nous avons été envoyés sur le champ de bataille. Le combat était intense, nous arrivions à nous défendre face à l'ennemi. Georges, Michel et moi restions ensemble dans une tranchée inondée. En plus des Allemands déterminés à nous éliminer, une pluie battante dégoulinait sur nous. L'eau imprégnée dans nos vêtements mêlée au froid et au vent, nous étions frigorifiés. Le combat continuait mais soudain un avion Allemand largua un gaz toxique à quelques mètres de nous. Georges fut intoxiqué sur le coup tandis que Michel et moi restions indemnes. Nous battions en retraite, notre général nous permis de rentrer au camp situé à 1 heure de marche. Je portais le cadavre de Georges sur mon dos pour le ramener au camp afin de l'inhumer dignement. Michel me suivait, détruit par la mort de son ami.


Ainsi, chers parents, c'est déroulée cette journée d'effroi. Je vais essayer de me reposer pour être en forme demain.

Vous me manquez terriblement.



Votre enfant


                                                                                       Charles                

NathanFabbro Janvier 29 '15 · Noter: 4 · #hastags: premièreguerre, lettre, poilu

Le rouge,couleur du sang

Qui illumine tes lèvres pures ,

Te rend plus belle qu'une rose

Après la rosée du matin.

Cette fleur qui n'a jamais connue

Quelque chose comme l'amour ou la tendresse

Peut se desintégrer à tout moment,

C'est pour ça qu'il la protéger.

Cette rose, je l'ai conservé toute ma vie

Elle est restée avec moi toute ma vie

Cette fleur c'est toi .

Mon amour ,

Ma beauté

Loly Janvier 29 '15 · Noter: 4 · Commentaires: 1
Nos vaches sont là, dans la prairie

A brouter l'herbe fraiche des prés

Tôt ou tard, elles reviendront ici

Un peu plus tard, pour pouvoir rentrer

Rien que de les voir se balader

En moi apparait beaucoup de joie

Loin de moi l'ordre de les stoppées

Le fait de les faire partir de là

En moi provoque un grand chagrin

                                    Epsilon

Epsilon Février 14 '15 · Noter: 3 · Commentaires: 2